Il y a un an, Andy Robertson était loin de penser qu'il disputerait la finale de la Ligue des Champions contre le Real Madrid.

Non, il y a un an, le latéral gauche de Hull City, tout juste relégué de Premier League, regardait le Real Madrid battre la Juventus en finale, devant sa télé, avec famille et amis. 

"Je m'en souviens très bien, mes amis étaient passés, on avait mangé un curry. Je crois que la planète entière souhaitait voir Buffon remporter le trophée. Mais le Real a fait ce qu'il fait de mieux : se montrer dans les grandes occasions."

"On a vécu une très belle saison, malgré les hauts et les bas. On a connu des moments difficiles, mais aussi certains très beaux. Espérons que la finale fera partie des hauts." 

Quand on demande à Andy Robertson de nous parler de ses premiers souvenirs de C1, un des acteurs de la finale de demain ressurgit dans ses mémoires. Zinedine Zidane en 2002. Sa volée parfaite du gauche. Demain, le Français sera sur le banc des Merengue dans l'espoir de remporter une troisième finale de suite, un exploit qui n'a plus été réalisé depuis 1976. 

Alors, comment les arrêter ? "Ils ont des joueurs de classe mondiale à tous les postes. Ils peuvent vous punir à n'importe quel moment, prévient Robertson. On va devoir essayer d'exploiter les espaces au maximum en restant concentrés pendant 90 minutes. Il faudra défendre à 11, et attaquer à 11, même si notre trio d'attaque sera le plus grand danger."

Une chose est certaine, les Reds ne lâcheront rien. Jamais. "Le coach nous pousse toujours à aller de l'avant, à travailler sans arrêt. On a un esprit d'équipe incroyable, on veut tous gagner. On en rêve tous."

D'un point de vue personnel, Andy Robertson est une vraie fierté pour les Écossais. "J'essaie juste de faire du mieux que je peux sur le terrain. Mais je ne me vois pas comme un modèle. Après si en écoutant mon histoire, des gens se disent qu'il ne faut jamais perdre espoir, c'est une bonne chose. Je connais pas mal de joueurs qui étaient meilleurs que moi techniquement mais qui ont abandonné. Il faut toujours aller de l'avant, contre vents et marées."